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Direction et instances

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 Président : Jean-Michel BAYLET
 Délégué général : Yvon COLLIN
 Délégués généraux adjoints : Sylvia PINEL et Patrick MOLINOZ
 Délégué à l'Administration générale et à la trésorerie : Jean-Bernard BROS
 

Les vice-présidents :
Elisabeth BOYER
Claudette BRUNET-LECHENAULT
Joëlle DUSSEAU
Catherine LALUMIERE
Odile LEPERRE-VERRIER  
Dominique ORLIAC
 Gérard CHARASSE
Paul DHAILLE
Thierry JEANTET
André SAINJON
Alain TOURRET

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Vice-Président en charge de l'Atelier : Thierry JEANTET
Présidente de la Fondation Gambetta : Marie-Louise PADOVANI-CAPIASSI

Délégués Généraux adjoints en charge des Elections, des Fédérations et des Relations extérieures politiques : Sylvia PINEL et Patrick MOLINOZ

Secrétaires Nationaux :
Elections : Gilles ALAYRAC, Christine GOUBERT et Samuel DEGUARA
Fédérations : Mélanie FORTIER
Méthodologie du radicalisme urbain : Eddie AIT

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Délégué à l’Administration générale et à la trésorerie : Jean Bernard BROS

Secrétaires Nationaux :

Trésoriers adjoints : José GONZALES et Grégoire AUGE
Gestion personnel et siège : Fabrice MOULIN

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Vice-Présidente à la Doctrine et la prospective sociale : Elisabeth BOYER

Secrétaires Nationaux :
Doctrine radicale :
Frédéric NAUD et Bernard FERRAND
Etudes de prospective sociale : Laurent CALLIGE Françoise MAILLER

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Vice-Présidente aux Questions européennes : Claudette BRUNET-LECHENAULT

Secrétaires Nationaux :
Relations avec les partis européens : Muriel GUENOUX

Europe : Lisbeth GRAIL

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Vice Présidente en charge des relations avec les milieux éducatifs : Joëlle DUSSEAU
Secrétaires Nationaux : Anne NEGRE et Rodrigue FLAHAUT

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Vice-Présidente aux Relations internationales : Catherine LALUMIERE 

Secrétaires Nationaux : Alexandre MAZZORANA
Relations Internationales : François-Xavier PERRAULT

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Vice-Présidente à la Culture : Odile LEPERRE-VERRIER

Secrétaires Nationaux :
Relations avec les milieux culturels : Laurence GOLDGRAB
Créations d’événements : Hervé MESNAGER

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Vice-Présidente à la Communication : Dominique ORLIAC

Secrétaires Nationaux :
Communication : Nathalie GARNIER
Nouvelles technologies : Fabrice DALONGEVILLE
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Vice-Président à l’Outre-Mer et aux Français de l’Etranger :

Secrétaires Nationaux :
Fédérations de l’Outremer : Annick GIRARDIN

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Vice-Président aux Relations avec le Parlement : Gérard CHARASSE

Secrétaires Nationaux :
Relations avec les élus : Christophe POMMERAY

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Vice-Président à l’aménagement du territoire, à la politique industrielle et au développement durable : André SAINJON
Secrétaires Nationaux : Guilhem PORCHERON
Aménagement du Territoire : Didier COURTOIS et Penda DIOP

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Vice-Président à la Formation et aux Elus : Paul DHAILLE
Secrétaires Nationaux :
Formation : Eric MONTES et Mireille GITTON
Formation décentralisée : Jean ZUCCARELLI et Yves BERTRAND

Décentralisation : Serge NOCODIE

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Vice-Président aux droits des citoyens et à la Justice : Alain TOURRET

Secrétaires Nationaux :
Justice et Défense : Franck GUEGUENIAT

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Vice-Président en charge de l’Atelier et des Relations avec les partenaires sociaux : Thierry JEANTET

Secrétaires Nationaux :
Santé / Social : Hélène DELMOTTE
Santé : Bernard FOURNIER
Laïcité : Pascal Eric LALMY
Agriculture : Michel CATTIN

A quoi sert le Parti Radical de Gauche ?

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Par Bernard CASTAGNEDE, Porte-parole du PRG

Dans le paysage politique que donnent à voir les media, le Parti Radical de Gauche occupe une place étonnamment discrète. On pourrait soutenir que le devoir d'information politique équitable n'est pas pleinement rempli lorsqu'est ignorée une formation dont l'implantation nationale, le nombre d'élus locaux ou la représentation parlementaire sont sans doute supérieurs, par exemple, à ceux des Verts. Les services politiques des grands media nationaux pourraient, en retour, faire valoir que les radicaux de gauche n'ont pas toujours déployé les efforts nécessaires à la mise en évidence de ce qui les distingue des socialistes, dont pour beaucoup, ils seraient une simple succursale ne justifiant pas le commentaire particulier.

Evidemment, cette analyse sommaire est mise à mal lorsque, en 1994, la liste Energie radicale conduite par Bernard Tapie fait pratiquement jeu égal avec la liste socialiste aux élections européennes, ou lorsque en 2002, l'absence de Lionel Jospin au second tour de la présidentielle est imputée au score de Christiane Taubira. Mais en de telles circonstances, les radicaux de gauche suscitent plutôt le soupçon du coup médiatique, ou la critique de l'atteinte portée à un camp du progrès qui ne pourrait être légitimement conduit que par le seul parti socialiste.

De ces deux épisodes, le recul du temps autorise une lecture différente. 1994 : un examen même sommaire des résultats des européennes établit sans l'ombre d'un doute que, pour la première fois en France, la jeunesse des banlieues était allée aux urnes, avait voté pour un Bernard Tapie qui, quoi qu'on en dise, fut le premier à lui donner confiance, et à lui offrir, dans le cadre d'un parti à la tradition républicaine indiscutable, la perspective d'un plein accès à la citoyenneté. Un Jacques Chirac a bien saisi l'importance de l'enjeu, qui bâtissait l'année suivante sa campagne présidentielle sur le thème de la réduction de la fracture sociale. L'initiative radicale de 1994 était un geste précurseur et nécessaire.

De même comprend-on mieux aujourd'hui, alors que s'est enfin ouvert le débat sur la condition, en France, des femmes et des hommes issus de l'immigration post-coloniale, à quelle exigence morale, à quelle utilité sociale, répondait l'initiative du Parti Radical de Gauche, faisant, en 2002, de Christiane Taubira sa candidate à la Présidence de la République. L'infortune, cette année là, de Lionel Jospin eut bien entendu d'autres causes que les voix, venues de tous les horizons politiques, recueillies par la députée de Guyane. Le sourire retrouvé sur tant de ces visages divers qui font la France d'aujourd'hui disait la justesse du choix des radicaux.

Les radicaux sont, à gauche, différents. Ils ne sont ni marxistes, ni socialistes. Ils ne lisent pas l'histoire comme celle d'une lutte des classes, et ne sont pas de ce fait aveugles aux réalités d'une époque où le partage de la planète entre pays nantis et pays démunis, comme l'exclusion sociale d'une part de la population des sociétés les plus avancées, ne doivent rien aux analyses d'un autre siècle. Ils ne sont pas convaincus des vertus de l'étatisme, du dirigisme, ou de la pertinence du recours à des gestes censés symboliser le progrès, nationalisations ou 35 heures, quand il est avéré qu'ils n'ont permis d'assurer ni le dynamisme de l'économie, ni le recul du chômage.

Ils pensent au contraire que l'initiative individuelle est créatrice, et que la croissance est la récompense de l'effort, même si l'économie fondée sur la libre entreprise doit être assujettie aux règles permettant de garantir l'intérêt général et d'assurer la solidarité. Leur vision de la société ne se rattache pas à des doctrines invalidées par l'histoire, et procède des seuls principes au nom desquels a été conduite la seule révolution qui vaille : celle qui a permis de poser que tout homme en valait un autre, que leur vie commune supposait un engagement de solidarité, et qu'il n'est pas de vrai progrès humain hors de la liberté.

Quant à ce qui distingue un radical d'un vert, on dira pour simplifier que si, pour un vert, la purification de l'atmosphère parisienne passe par le retour à la bicyclette, elle est, pour un radical, un objectif justifiant qu'on accélère recherche et développement en faveur de la voiture propre.

Le parti radical de gauche n'est pas seulement différent par les valeurs qui fondent son action politique. Il est également singulier par des caractéristiques propres, qui le distinguent des « grands partis de gouvernement ». Il n'y a pas d'enarques au PRG, ou bien y sont-ils discrets. Circonstance qui lui permet de n'être pas touché par cette distorsion propre à la démocratie française dans laquelle le pouvoir, en quelque sorte, se représente lui-même, au lieu de représenter les citoyens. L'ENA forme les meilleurs hauts fonctionnaires du monde, à l'impeccable rationalité. Trop d'entre eux ont entrepris d'appliquer leur raison à la direction de la France, au point d'encombrer et la droite et la gauche d'un excès de logique pure et parfaite, sûre de sa pertinence, mais sourde aux mille autres raisons d'un pays complexe et changeant. Le 29 mai a permis que l'on s'avise de la faille.

Le parti radical de gauche comporte en revanche beaucoup d'élus locaux, qui ne sont pas les mandataires d'une catégorie sociale ou professionnelle particulière, et sont simplement engagés dans la gestion quotidienne des intérêts communs. C'est un parti de femmes et d'hommes libres, de toutes conditions et de toutes professions. C'est un parti ouvert, attentif aux désespérances d'un monde rural qui voit s'éloigner ses services publics, accueillant au besoin de République de tous ceux qui, dans les banlieues de nos grandes villes, s'en ressentent aujourd'hui les indigènes.

En ces temps de craintes sociales et de replis identitaires, de désenchantement sinon de désaveu à l'égard des formations qui, depuis plusieurs décennies, font la politique de la France, le retour de la confiance et de l'élan passe par une renaissance de la démocratie française et celle-ci, par les retrouvailles entre les citoyens et leurs partis. C'est à cela que le parti radical de gauche va servir.

Bernard CASTAGNEDE porte-parole du parti radical de gauche

 

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